Dictionnaire amoureux de San Antonio by Eric BOUHIER, Plon

By Eric BOUHIER, Plon

• Description : Ce gros pavé, écrit par Éric Bouhier, qui n’en est pas à son coup d’essai, se doit de figurer dans les bibliothèques de ceux qui aiment Frédéric Dard dit San-Antonio. Éric Bouhier est un fin connaisseur de San-Antonio et possède une facilité de plume qui rend los angeles lecture passionnante. Qu’est-ce qu’un dictionnaire amoureux ? Dictionnaire pour éviter l. a. chronologie d’une biographie et amoureux pour exprimer l. a. ardour pour une œuvre et son auteur. Ce dictionnaire contient un peu plus de cent entrées, certaines évidentes comme Amis de San-Antonio, Bérurier, Cons, Grancher, Grand-Guignol, d’autres plus intrigantes comme Fifrelot, Kelsaltan, Prémonition, Sanasutra.

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Maurice Blanchot

With out Maurice Blanchot, literary idea as we all know it this day might were unthinkable. Jacques Derrida, Paul de guy, Michel Foucault, Roland Barthes, Gilles Deleuze: all are key theorists crucially stimulated via Blanchot's paintings.

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Frédéric Dard. Chers vous tous 1 , Un Dictionnaire amoureux de San-Antonio, si ça part pas dans tous les sens, si ça se regarde écrire, si ça s’écoute penser, si ça a peur de son ombre, si ça voyage au bout de l’ennui, si ça s’enlise, si ça sent Lise, si ça Senlis, si ça se comprend pas dard-dard, si on se caille trop la laitance avec la grammaire, le vocabulaire et tout le bigntz littéraire, si ça cause pas aux cons, si ça cause trop aux cons, si ça considère pas la langue française comme une fière luronne, si ça sait pas dire « merci beau-cul », si ça se demande pas pourquoi il y a cinq « s » à Suissesse, si on tartine, on gribouille, on accumule les pages, on en rajoute pour se mettre bien avec l’éditeur, lui prouver qu’il est pas tombé sur un feignant, qu’il a touché la belle pondeuse, la Bresse noire au fion généreux, si on précautionne, si on chipote, si ça fait son intimidé, son effarouché, son indécis, son vergogneux, son nébuleux, son pusillanime, son hésitant, son honteux, sa mijaurée, si ça lâche pas l’écheveau et si ça ferrarise pas à toute blinde, si ça tire pas dans tous les coins, couché ou Dubout, si ça explique pas tout et surtout son contraire, si c’est pas un hymne à l’amour, l’humour, l’amer, la mer, la mère et la mort où l’âme erre, si les salauds vont plus en enfer, si ça minaude devant une tête de veau et un gratin de macaronis, si ça chante pas l’yquem, si le juliénas coule pas à flots, si ça fait pas escale à Dékonos, si ça passage pas à tabac, si ça croit qu’il y a des trous dans le gruyère, si ça s’étonne que le gratin ne soit que dauphinois, si ça chante pas Lyon, si ça enchante pas Paris, si ça visite pas Saint-Cloud, Saint-Chef et Saint-Locdu-le-Vieux, si San-Antonio c’est mieux qu’avec, si son IBM devient maboule, Simonin Albert, Simenon, Si mais Non, s’il faut tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches, Si maman me voyait, Si ma tante en avait, Si, Signore, si ça te prend pas à témoin, à la gorge, au dépourvu, au débotté, au saut du lit, si ça a peur de choquer le bourgeois-cul-bénit, les gluants du bulbe, les effarouchés de la prose diarrhée, les craigneux du stylo-poubelle, si ça passe les pets sous silence, si loufer n’est plus loufoque, si ça cache les grosses bites sous le boisseau, si ça regarde pas dans la culotte des filles, si ça confond « le concours Lépine » avec « le con court les pines », si ça déclare forfait au beau mitan d’un envolée fougueuse, si ça a peur de choquer les amoindris du calbar, les frileux du zifolet, les désolés du paf, les rabougris du kangourou, si ça franchouillardise pas un poil, si ça bérurise pas toutes les trois pages, si le Gros défonce plus les sommiers en chantant « Les Matelassiers », si Berthe tombe en panne des sens, si ça raconte pas Félicie, si Pinaud mégotte, si M’zelle Zouzou délaisse l’Achille, si San-A.

En toile de fond, des hommes et des femmes, aux profils aussi variés que l’est le lectorat des San-Antonio, entretiennent une flamme qu’on redoutait de voir s’éteindre avec la disparition de l’auteur. En effet, ce début de siècle, si pressé, dominé par la brutalité des rapports humains, notre regard complaisant sur nous-mêmes et une information lapidaire où le spectaculaire prévaut sur la réflexion, semblait peu se refléter dans son œuvre. Erreur ! Le génie de Frédéric est de porter un message transcendant ces soubresauts de la société, de ne jamais désarmer face à la bêtise humaine, de nous parler d’amour, de respect de nous-mêmes, de générosité, des autres et de notre planète4.

Ainsi crée-t-il un énième pseudonyme qui se veut, celui-ci, à consonance américaine : San-Antonio ! Du nom de l’agent spécial dont il pense raconter une seule aventure.  Maslowski, Le Canard enchaîné et quelques rares lecteurs pressentent, eux, qu’un curieux et attachant phénomène littéraire est né. Sous la pression amicale d’Armand de Caro et de Guy Krill, récents créateurs du Fleuve Noir, et sous la frappe fébrile du jeune Dard, un deuxième San-Antonio sort un an et demi plus tard, prélude à une série au rythme de parution effréné.

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